• Récits de Fukushima : une web-série d'Arte

    En huit épisodes, le réalisateur belge Alain de Halleux part à la rencontre de familles de Japonais et d'expatriés, confrontés au quotidien à la radioactivité. Un "ennemi invisible" qui a bouleversé leurs vies. Une série documentaire au plus près des familles de Japonais et d'expatriés. Visionner.

    Récits de Fukushima : une web-série d'Arte

    « Journée ordinaire dans un monde ordinaireLes écrivains japonais à l'honneur au Salon du Livre 2012 »

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  • Commentaires

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    Mardi 20 Mars 2012 à 01:42

    Lors d'une manifestation à Tokyo, une femme pleurait devant la caméra tout en défilant. Elle répétait sans cesse entre ses larmes "Sauvez les enfants, sauvez les enfants". Et je me disais, on ne peux pas rester sans rien faire... Tous ces témoignages sont accablants, désolants. J'ai vu deux fois "Fukushima, une population sacrifiée" sur LCP. Il est aussi incroyable de voir ce qui change et  comment certaines personnes qui menaient une existence "tranquille" assez "ordinaire" se sont investies dans des actions qui dévorent toute leur énergie pour apporter réconfort ou information aux plus démunis avec des moyens de fortune la plupart du temps. Aujourd'hui, beaucoup de revues et de livres voient le jour et qui amènent à tirer les conséquences de cette tragédie et à produire une nouvelle réflexion sur notre prise sur les événements, sur notre aptitude à raisonner avec discernement dans une société où la rumeur tient lieu d'information. Mais cette production d'écrits nécessaire occulte quelque peu l'information sur les moyens d'apporter une aide concrète. Les opérations d'entraide apparaissent ça et là sur le net, un peu à la dernière minute parfois, et aussi sans que l'on obtienne en retour de résultats ou d'avancement... Je ne doute pas que les fonds puissent arriver sur place mais difficile de savoir comment ils sont emplyés. Je souligne également que j'ai loupé pas mal d'actions solidaires qui se passaient en semaine (pas facile quand on travaille) et que les initiatives ont tendances à se concentrer de manière un peu systématique dans les "beaux quartiers".

    Les premiers asiatiques (cambodgiens, vietnamiens, chinois) venus s'installer à Paris sont souvent arrivés en famille ou on en fait venir des membres pour s'installer de manière quasi définitive et se sont implantés dans des quartiers plutôt populaires. Une intégration qui a plutôt bien réussi. A l'inverse, les japonais viennent majoritairement seuls, s'isolent et ne restent pas forcément longtemps. Et qui plus est, ils ont tendance à rechercher les quartiers huppés de la capitale. Du coup, les amitiés franco-japonaises ont une allure de cercle assez élististe qu'il est assez difficile de pénétrer. Si la production artisanale chinoise reste assez bon marché, le savoir-faire japonais se monnaye toujours à la hausse. Et les manifestations artistiques ou artisanales finissent par exclure de fait ceux qui n'ont pas les moyens de suivre (même s'ils en ont le goût). Le seul produit qui a largement réussi sa vulgarisation, sa popularité étant le sushi (qui reste d'un prix élevé d'ailleurs) et ce n'est pas vraiment aux japonais que nous le devons...  

    Bref, tout cela pour dire qu'il n'est pas toujours facile de leur venir en aide, que l'on se sent un peu démunis et pas très informés non plus des suites de nos initatives. On dit que les français n'ont pas été très généreux dans l'aide au Japon mais je pense qu'ils tentent au contraire de faire bien et efficace et que cette tragédie a marqué un point crucial pour les français comme pour le reste du monde. Il ne s'agit pas donc de repenser à Fukushima que tous les 11 mars.

     

    3
    Ageha Profil de Ageha
    Dimanche 18 Mars 2012 à 20:44

    J'ai pu voir la série de témoignages complète ce week end qui m'a beaucoup émue en particulier lorsque les parents expliquent qu'ils ont peur pour le futur de leurs enfants et qui sont en colère parce que les vraies informations ne parviennent pas jusqu'à eux. Il y aussi ces collégiennes qui se demande ce que pensent les étrangers des habitants de Fukushima (une jeune fille dit que personne ne voudrait épouser les filles de Fukushima si je me souviens bien et que lors d'un voyage elle n'a pas osé dire qu'elle venait de Fukushima par peur de discrimination).

    Ces témoignages soulignent bien ce que tu as écris dans ton précédent article en rapport avec le numéro spécial du courrier international : ces japonais qui témoignent sont conscients que le Japon doit changer, que leur pays n'est plus le même et qu'ils faut qu'ils prennent des décisions et réfléchissent par eux même.
    Ces témoignages sont précieux.

    2
    Mardi 13 Mars 2012 à 23:32

    Sympa ;-)

    1
    Ageha Profil de Ageha
    Mardi 13 Mars 2012 à 18:10

    Merci pour l'info, je me permets de faire passer l'info sur twitter.

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